Comment prendre du poids, les pistes à explorer

Comment prendre du poids ?

Pour beaucoup, une diététicienne est une personne que l’on va voir pour perdre du poids. Or, à l’image de nombreuses professions, le métier de diététicien est général. Selon nos affinités, une fois notre diplôme en poche, nombreux d’entre nous se spécialise.

Pour ma part, mes expérience pro et perso m’ont très vite dirigés vers les troubles digestifs, puis auto-immuns et hormonaux.

Aujourd’hui, peu de patient.es viennent me voir avec comme objectif de perte de poids. Si c’est le cas, après m’être assurée que la personne suit « les bases », je vais essayer de comprendre d’où vient cette prise de poids et/ou ce qui bloque la perte de poids.

Quand on souffre de troubles digestifs, on est souvent confronté au problème inverse : la perte de poids ou l’incapacité à en prendre.

Alors que la perte de poids est très médiatisée, la prise de poids (hors contexte de prise de masse en musculation), est assez tabou. En effet, aux yeux des personnes extérieur, la personne peut être vite catégorisé comme anorexique ce qui peut être blessant.

Voir son poids ne pas bouger ou voir les kilos dégringoler peut être angoissant et délétère pour la santé.

Cet article à pour but de vous proposer des astuces pour prendre du poids et présenter des pistes de réflexion.

 

Comment prendre du poids, les pistes de réflexion

Etape n°1 : être en excès calorique

Ça peut paraitre évident, mais il est essentiel d’apporter plus d’énergie (calories) que consommée pour prendre du poids. On conseille en général 500 kcal de plus que les besoins caloriques journaliers.

Voici quelques astuces:

  • Enrichir l’alimentation par des huiles de bonne qualité, de purée d’oléagineux et éventuellement de l’huile de TCM
  • Utiliser des protéines en poudre de bonne qualité et facilement assimilables (Vivo Life , whey de Nutripure, protéine de riz…)
  • Fractionner ses repas
  • Boire ses caloriques via des smoothies protéinés
  • Intégrer des aliments à forte densité nutritionnelle: abats, ortie en poudre (à mélanger dans une compote/yaourt), 1CS de pollen/j, myrtille…
  • Utiliser certaines plantes comme le fenugrec pour stimuler l’appétit

 

Etape °2 : Comprendre d’où vient la perte de poids

Connaitre son adversaire ou partenaire est clé pour mieux le combattre ou travailler avec. Réaliser l’historique de la perte de poids ou l’histoire de vie si vous avez toujours été de nature mince/maigre peut aider à comprendre.

La perte de poids est-elle survenue après un évènement traumatisant ? Un stress important ?

Est-elle associée à d’autres symptômes (troubles digestifs, cutanés…) ?

Est-elle apparue au même moment ou peu de temps après la prise d’un traitement médicamenteux ?

A noter que nous sommes tous différents et que certaines personnes seront naturellement plus minces que d’autre.

 

Etape n°3 : Identifier les facteurs favorisant la perte de poids et/ou bloquant la prise de poids

C’est en général là que ça coince. Voici quelques pistes

  • Facteur n°1 :  troubles hormonaux, l’hyperthyroïdie 

L’hyperthyroïdie est caractérisée par une augmentation des hormones thyroïdiennes induisant une accélération du métabolisme. Elle s’accompagne souvent d’autres symptômes : transit accéléré voire diarrhée, agitation, mauvais sommeil, tachycardie…

L’hyperthyroïdie peut être d’origine auto-immune. Elle peut être observée en début d’hypothyroïdie d’Hashimoto caractérisée par une oscillation entre des phases d’hyper et d’hypothyroïdie. On appelle cette phase l’hashitoxicosis ou hashitoxikose

L’hyperthyroïdie de Basedow est une maladie auto-immune affectant la thyroïde qui nécessite une prise en charge médical. Un traitement est souvent nécessaire. En cas d’échec du traitement, on peut procéder à l’ablation de la thyroïde.

 

  • Facteurs n°2 et 3: mauvaise digestion et/ou mauvaise assimilation

Manger suffisamment c’est bien, mais encore faut-il pouvoir digérer et assimiler ce que l’on mange !

Lorsque l’on suspecte une mauvaise digestion, on peut effectuer certains tests afin de vérifier les hypothèses.

Un fécalogramme est un examen macro et microscopique des selles. Ce test mesure par exemple les résidus de glucides, fibres musculaires et graisses dans les selles de la journée ou sur plusieurs jours.

L’élastase fécale reflète les capacités du pancréas à digérer. Si le taux est bas, on peut conclure à une déficience en enzymes pancréatiques

En biologie fonctionnelle on pourra doser les acides gras à chaines courtes (AGCC), produits par les bactéries. Ce dosage traduit (entres autres) la capacité de notre microbiote à convertir les fibres en énergie (calories). En effet, les AGCC représentant environ 10% de notre total calorique journalier.

 

Il existe des situations où la digestion se fait correctement, mais où les nutriments sont mal assimilés. C’est typiquement le cas de l’hyperperméabilité intestinale. Contrairement à ce que l’on peut penser, un intestin hyperperméable absorbe moins bien les nutriments.

On pourra utiliser des marqueurs de biologie fonctionnelle pour vérifier cette hypothèse ainsi que des dosages en nutriments (zinc, vitamines A et D….). En cas de suspicion de dysbiose, il y aura grand intérêt à l’identifier et à la traiter. On pourra également doser le polymorphisme du FUT2.

Selon les dosages effectués, on pourra cibler davantage l’organe (ou les organes) réalisant mal leur travail. Par exemple, en cas de carence en zinc, fer ou B12, on pourra suspecter une hypochlorhydrie. En cas de déficits en vitamines liposolubles (vitamines A, D, E – la K étant rarement dosée) ou en caroténoïdes (malgré une alimentation riche), on ira plutôt soutenir le pancréas.

Il sera crucial de s’assurer de la non-présence de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (maladie de Crohn notamment) ou de la maladie cœliaque.

Enfin, l’inflammation intestinale (ou autre) peut induire un hypercatabolisme, c’est-à-dire une consommation très importante de macro et micronutriments. Identifier le foyer de l’inflammation (souvent l’intestin) et le traiter est crucial.

 

  • Facteur N°4 : stress chronique

Il existe 3 phases de stress caractérisées par des marqueurs biologiques et symptômes différents. En phase de surmenage par exemple, on observe un hypercatabolisme.

Parce qu’il est difficile de mesurer objectivement son stress, la clinique et des marqueurs de biologie fonctionnelle seront d’une grande aide. En effet, la prise en charge du stress ne sera pas la même selon si la personne se trouve en phase d’adaptation, de burn-in ou de burn-out.

 

Etape n°4 : Adresser les causes

 

Vous essayer de prendre du poids sans succès? N’hésitez pas à me contacter pour en discuter


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