Quel complément alimentaire choisir pendant la grossesse ? Le guide complet
En consultation, je rencontre très souvent des femmes qui arrivent avec un complément alimentaire acheté en pharmacie ou conseillé par une amie. Pourtant, lorsqu’on regarde sa composition en détail, il manque parfois plusieurs nutriments essentiels ou les formes utilisées ne sont pas les plus adaptées. C’est justement ce qui m’a donné envie d’écrire cet article.
Introduction
L’acide folique est souvent présenté comme LA vitamine incontournable de la grossesse. Pourtant, il est loin d’être le seul nutriment essentiel.
Iode, choline, DHA, zinc, magnésium, vitamine D… dès les premières semaines de grossesse, les besoins nutritionnels augmentent afin de soutenir le développement du placenta et la croissance du bébé. Or, certains déficits peuvent avoir des conséquences parfois durables, tant pour la santé de la maman que pour celle de l’enfant.
Alors, faut-il prendre un complément alimentaire pendant la grossesse ? Lequel choisir ? Toutes les vitamines prénatales se valent-elles ?
Dans cet article, je vous aide à comprendre les besoins nutritionnels de la grossesse et à choisir un complément alimentaire adapté, basé sur les recommandations officielles et des données scientifiques les plus récentes.
Etat des lieux
Selon les données de l’ANSES, de nombreuses femmes françaises en âge de procréer présentent des apports insuffisants en plusieurs vitamines et minéraux essentiels
Au vu de mon expérience clinique, j’ajouterais également le zinc, dont les apports sont souvent insuffisants.
Ces déficits peuvent déjà avoir un impact sur la fertilité. Mais ils deviennent encore plus problématiques pendant la grossesse, période où les besoins nutritionnels augmentent fortement.
Plus d’infos dans ce webinaire gratuit.

Besoins en vitamines & minéraux augmentés pendant la grossesse
Pendant la grossesse, l’organisme maternel doit répondre à ses propres besoins tout en assurant la croissance du placenta et du bébé. Cette croissance extrêmement rapide explique pourquoi les besoins en plusieurs vitamines et minéraux augmentent parfois de 20 à 80 %.
L’Efsa* rapporte une augmentation pour les femmes enceintes ou allaitantes du besoin nutritionnel en :
- Cuivre
- Iode
- Sélénium
- Zinc
- Vitamine A
- Vitamines B2, B5, B6, B8, B9, B12
- Vitamine C
- Choline
*L’EFSA (European Food Safety Authority) est une agence de l’Union européenne qui fournit des avis scientifiques sur la nutrition et la sécurité des aliments
Tableau présentant les besoins en micronutriments augmentés pendant la grossesse comparé aux besoin d’un adulte en santé.
| Nutriments | Femmes adultes (+18 ans) | Femmes enceintes |
| Cuivre (mg/j) | 1 | 1.5 |
| Fer (mg/j) | 11-16 | 16* |
| Iode (ug/j) | 150 | 200 |
| Sélénium (ug/j) | 70 | 70 |
| Zinc | 11 | 12.6 – 15 source |
| Vitamine A (ug/j) | 650 | 700 |
| Vitamine B2 (mg/j) | 1.5 | 1.9 |
| Vitamine B5 (mg/j) | 4.7 | 5 |
| Vitamine B6 (mg/j) | 1.5 | 1.8 |
| Vitamine B9 (ug/j équivalent folate alimentaire) | 330 | 600 |
| Vitamine B12 (ug/j) | 4 | 4.5 |
| Vitamine C (mg/j) | 110 | 105 |
| Choline (mg/j) | 400 | 480 |
| EPA+DHA (mg) | 250 de chaque (soit 500 mg) | +200 mg DHA |
Pourquoi l’alimentation ne suffit pas toujours ?
Adopter une alimentation variée et équilibrée est la première étape pour couvrir les besoins nutritionnels pendant la grossesse. Elle doit toujours rester la base de votre santé et de celle de votre bébé. Toutefois, même avec une alimentation de qualité, il n’est pas toujours possible de couvrir l’ensemble des besoins en certains micronutriments.
Plusieurs raisons expliquent cette difficulté.
Tout d’abord, les besoins augmentent considérablement dès les premières semaines de grossesse afin de permettre le développement du placenta, du cerveau, des organes et du système immunitaire du bébé. Parallèlement, de nombreuses femmes débutent leur grossesse avec des réserves nutritionnelles déjà insuffisantes, comme vu précédemment.
À cela s’ajoutent les nausées, les vomissements, les aversions alimentaires ou encore les régimes d’exclusion (végétarisme, végétalisme, intolérance au lactose…) qui peuvent limiter les apports.
Enfin certains nutriments sont difficiles à atteindre aux doses recommandées uniquement grâce à l’alimentation. C’est notamment le cas de la vitamine D, de l’iode, de la choline ou encore du DHA, un oméga-3 essentiel au développement du cerveau du bébé.
La supplémentation ne remplace donc pas une alimentation équilibrée : elle vient la compléter lorsque cela est nécessaire afin d’assurer des apports optimaux pour la santé de la maman et le développement harmonieux du bébé.

Déficits nutritionnels, risques & conséquences pour la mère et l’enfant
Des déficits micro nutritionnels peuvent engendrer multiples conséquences +/- grave et à +/- long terme.
| Chez la maman | Chez le bébé |
| Fatigue
Crampes Dépression post partum Hypertension Anémie Diabète gestationnel |
Retard de croissance
Développement cérébral perturbé Prématurité Faible poids de naissance Développement immunitaire altérée Risque accru d’asthme, eczéma, diabète, maladies auto-immunes à long terme.
|
Ces observations ont largement contribué au développement du concept des Origines Développementales de la Santé et des Maladies (DOHaD), selon lequel l’environnement nutritionnel pendant la grossesse peut influencer durablement la santé future de l’enfant.
Des études montrent que le profil nutritionnel de la mère pendant sa grossesse peut impacter la santé de son enfant à l’âge adulte. Ces données sont basées sur les travaux réalisés pendant des famines où les enfants de mères sous-nutries durant la Dutch famine de 1944-1945 avaient plus de risques de développer de la schizophrénie, dépression, des troubles métaboliques, diabète type 2 et maladies cardio-vasculaires à l’âge adulte (Roseboom et al., 2011).
On sait également qu’une carence en oméga-3 et notamment en DHA augmente le risque de naissance prématurée, d’un poids de naissance plus faible, d’une altération du développement cognitif et d’une moindre acuité visuelle à 6–12 mois.
Bref, optimiser son profil nutritionnel sera donc bénéfique pour vous, mais aussi pour votre enfant.
Complément alimentaire grossesse, zoom sur la B9
La vitamine B9 regroupe différentes formes de folates, indispensables à la synthèse de l’ADN, à la division cellulaire et à la méthylation. Dans l’alimentation, elle est principalement présente sous forme de folates naturels, tandis que l’acide folique correspond à une forme synthétique utilisée dans les compléments et les aliments enrichis.
L’acide folique doit être convertie par l’organisme en forme active, notamment en 5-méthyltétrahydrofolate (5-MTHF), aussi appelé méthylfolate, pour être utilisable au niveau cellulaire.
Cependant, cette conversion peut être limitée chez certaines personnes (par exemple en cas de polymorphisme du gène MTHFR), ce qui peut entraîner une accumulation d’acide folique non métabolisé et une moindre efficacité biologique. Le méthylfolate, déjà sous forme active, contourne cette étape enzymatique.
Il est possible de rechercher ces polymorphismes génétiques. En pratique, cette analyse n’est toutefois pas indispensable pour choisir un complément alimentaire. Par mesure de précaution, on privilégie directement le 5-MTHF, déjà sous forme active (Bailey & Ayling, 2018).
De plus, un excès chronique d’acide folique synthétique, notamment lorsqu’il entraîne une accumulation d’acide folique non métabolisé, peut masquer un déficit en B12 et son accumulation pourrait avoir un impact négatif sur les cellules de l’appareil reproducteurs du futur enfant (Menezo et al., 2022), et pourrait augmenter les risque d’autisme et d’épilepsie et des effets sur les fonctions cognitives, en particulier lorsque le statut en vitamine B12 est insuffisant (Sun et al., 2025).
Ces résultats restent toutefois à confirmer et ne remettent pas en cause la recommandation d’une supplémentation en vitamine B9 pendant la grossesse. Ils soulignent surtout l’importance de choisir une forme et une dose adaptées.
À retenir
- Toutes les vitamines B9 ne se valent pas.
- Vérifiez toujours la forme indiquée sur l’étiquette du complément alimentaire.
- Lorsque cela est possible, privilégiez le 5-MTHF (méthylfolate).

Comment choisir son complément alimentaire grossesse
Un complément alimentaire destiné à la grossesse devrait idéalement contenir :
- des folates sous forme active (5-MTHF ou méthylfolate) ;
- de l’iode (150 à 200 µg/j selon les recommandations) ;
- du zinc ;
- du sélénium ;
- des vitamines du groupe B sous leur forme biologiquement active ;
- de la choline (encore absente de nombreux compléments).
À l’inverse, soyez vigilante aux produits contenant :
- du fer de manière systématique (la supplémentation en fer ne devrait être envisagée qu’en cas de carence documentée ou selon les recommandations de votre professionnel de santé) ;
- des additifs controversés (dioxyde de titane, colorants inutiles…) ;
- des dosages trop faibles ou très élevés sans justification.
Je vous recommande donc la prise d’un multi-vitamines prénatal tout au long de la grossesse. Dosé à « juste dose », vous ne risquez pas de faire de surdosage.
Par contre, en cas de carence importante, ils ne suffiront pas à les combler. Il faudra également ajouter en parallèle selon votre situation et résultats d’analyses.
- de la vitamine D (posologie à adapter selon votre exposition solaire, poids et couleur de peau)
- du fer selon le bilan sanguin
- des oméga-3, notamment du DHA qui n’est généralement pas inclue dans les compléments alimentaire grossesse
- de la choline selon vos apports alimentaires
- de la vitamine B12. Les complexes prénataux apportent généralement de la vitamine B12 en quantité suffisante pour couvrir les besoins d’une femme ne présentant pas de déficit. En revanche, en cas de végétarisme, de végétalisme, de troubles digestifs ou de carence déjà installée, une supplémentation spécifique est souvent nécessaire, idéalement adaptée aux résultats biologiques.
Certains probiotiques et autres nutriments pourront également être proposé au cas par cas (diabète gestationnel, troubles digestifs, prééclampsie, nausées…), tant pour votre santé que celle de bébé (exemple : prévention des risque d’eczéma chez les bébés à risque).
Le fer : à supplémenter uniquement si nécessaire
Contrairement aux idées reçues, le fer ne doit pas être supplémenté de façon systématique pendant la grossesse. Une supplémentation est indiquée en cas de carence objectivée par un bilan biologique, en choisissant une forme de fer bien tolérée et une posologie adaptée à votre situation. Un excès de fer n’est pas sans conséquence et une supplémentation inutile peut entraîner des effets indésirables digestifs et favoriser le stress oxydatif.
La carence en fer est très fréquente chez les femmes enceintes : plus d’une femme sur deux présente des réserves insuffisantes au cours de la grossesse. En France, un bilan martial est généralement réalisé au cours du 6ᵉ mois. Cependant, ce dépistage est selon moi tardif, car la carence est souvent déjà installée à ce stade et devient plus difficile à corriger avant l’accouchement.
De plus, c’est principalement au cours du troisième trimestre que le bébé constitue ses réserves en fer, qu’il utilisera durant les premiers mois de sa vie. Il est donc essentiel d’identifier et de corriger une éventuelle carence suffisamment tôt. C’est pourquoi je recommande, comme le suggère également l’algorithme de dépistage proposé par Unity Health Toronto, d’évaluer le statut martial (en fer) dès le début de la grossesse, voire dès le projet de conception.
Une prise en charge précoce permet d’optimiser les réserves en fer de la maman, de soutenir les besoins du bébé et de limiter le risque d’anémie en fin de grossesse.


Le magnésium : un allié précieux pendant la grossesse
Le magnésium est un minéral indispensable à plus de 300 réactions enzymatiques dans l’organisme. Pendant la grossesse, il participe notamment au fonctionnement des muscles et du système nerveux, à la production d’énergie, à la régulation de la glycémie et de la pression artérielle, ainsi qu’au développement des tissus maternels et du bébé.
Les besoins en magnésium n’augmentent pas au cours de la grossesse, mais les déficits touchent une grande majorité de la population.
Une carence en magnésium peut favoriser la fatigue, les crampes musculaires, les contractions utérines précoces, les troubles du sommeil ou encore une plus grande sensibilité au stress. Certaines études suggèrent également qu’un statut optimal en magnésium pourrait contribuer à réduire le risque de certaines complications de la grossesse, comme l’hypertension artérielle, même si les données restent variables selon les populations étudiées.
La teneur en magnésium d’un complément alimentaire grossesse est en général trop faible. On pourra donc ajouter une supplémentation. La forme et posologie sera là encore à adapter.
Bilan sanguin
Afin de personnaliser la supplémentation, un bilan sanguin est selon moi fondamental.
Que faire si votre médecin ou sage-femme ne vous propose pas ces bilans ?
Selon l’article L6211-10 : Un examen de biologie médicale peut également être réalisé à la demande du patient, dans les conditions de remboursement et d’information déterminées à l’article L. 162-13-2 du code de la sécurité sociale. Cela signifie que vous avez le droit de réaliser des examens non prescrit tant que vous payer.
Si vous n’avez pas d’ordonnance, je vous invite à passer par des laboratoires de biologie fonctionnelle. Cela vous permettra d’avoir des analyses à tarif plus intéressant. Plusieurs laboratoires existent. Le choix dépendra des analyses à effectuer.
Complément alimentaire grossesse, quand le commencer ?
Il est recommandé de débuter la supplémentation en folates au moins 3 mois avant la conception, lorsque cela est possible. Cette anticipation est importante car les folates jouent un rôle essentiel dans la fermeture du tube neural, une structure embryonnaire qui donnera naissance au cerveau et à la moelle épinière. Cette fermeture intervient très précocement, entre le 21ᵉ et le 28ᵉ jour après la conception, souvent avant même que la grossesse ne soit connue. Un apport insuffisant en folates à cette période peut augmenter le risque de malformation du tube neural, comme le spina bifida, pouvant entraîner des troubles moteurs (jusqu’à une paralysie des membres inférieurs), des troubles urinaires et digestifs, ainsi que diverses complications neurologiques.
Je vous recommande toutefois de partir directement sur un complément alimentaire grossesse dès 3 mois avant conception, ou au minimum sur du 5-MTHF/méthyl folate 400 ug/j + 150 ug/j d’iode (en cas d’hyperthyroïdie, parlez-en à votre praticien). Le timing compte : on prendra la B9 au repas et l’iode idéalement à jeun.
Selon les résultats de votre bilan sanguin, les complémentations pourront être ajustées.
Complément alimentaire grossesse, ma sélection
A ce stade, vous avez donc le choix de 1/ prendre soit un complément grossesse de base puis ajouter des compléments en parallèle, soit 2/de prendre isolément chaque nutriments.
La majorité des femmes optent pour la première option car cela permet de concentrer les supplémentations et de diminuer le nombre de gélules. Discutez-en avec votre praticien de micronutrition.
Après analyses d’une dizaine de compléments grossesse, voici ma sélection de 4 compléments alimentaires grossesse intéressants (formes de nutriments bien assimilables). Leur choix dépendra de la situation, et comme mentionné précédemment, il pourra être nécessaire d’ajouter certains compléments en parallèle.
Télécharger gratuitement mon Tableau comparatif de compléments alimentaires grossesse.
Comparatif réalisé à partir des compositions déclarées par les fabricants (mai 2026). Les formulations peuvent évoluer.
Complément alimentaire grossesse, à retenir
1.La grossesse se prépare idéalement 6 à 3 mois avant la conception, chez la femme comme chez l’homme et ) tous les niveaux (alimentation, hygiène de vie et micronutrition). Pour vous aider, j’ai créer une check-list spécial fertilité disponible gratuitement ICI.

2. Une alimentation équilibrée reste la base, mais elle ne couvre pas toujours tous les besoins.
3. Tous les compléments grossesse ne se valent pas.
4. Un bilan nutritionnel permet d’adapter la supplémentation à vos besoins.
5. Optimiser votre statut nutritionnel, c’est investir dans votre santé… et celle de votre bébé.
Vous souhaitez aller plus loin ?
J’ai créé Éclosion™, un programme complet dédié à la nutrition et à la micronutrition de la grossesse. Vous découvrirez dans ce premier guide disponible :
- Les besoins macro (protéines, lipides, glucides) et micronutritionnels (vitamines, minéraux…) nutritionnels de la grossesse ;
- Des guides pour prévenir la Listériose & Toxoplasmose ;
- Les boissons à favoriser VS à limiter ;
- Décrypter vos envies alimentaires;
- Comment choisir vos compléments alimentaires ;
Quand commencer la supplémentation ; - Quels bilans biologiques peuvent être utiles.
Parce qu’une grossesse sereine et un bébé en santé commence par bien s’informer et adopter des conseils adaptés.

En savoir plus sur le Guide Eclosion™ Alimentation & Micronutrition de la grossesse
N’hésitez pas à revenir vers moi si vous souhaitez un accompagnement personnalisé pendant (et après!) votre grossesse.
Prenez soin de vous!
Bibliographie
Bailey, S. W., & Ayling, J. E. (2018). The pharmacokinetic advantage of 5-methyltetrahydrofolate for minimization of the risk for birth defects. Scientific Reports, 8(1), 4096.
Beluska-Turkan, K., Korczak, R., Hartell, B., Moskal, K., Maukonen, J., Alexander, D. E., Salem, N., Harkness, L., Ayad, W., & Szaro, J. (2019). Nutritional gaps and supplementation in the first 1000 days. Nutrients, 11(12), 2891.
Menezo, Y., Elder, K., Clement, A., & Clement, P. (2022). Folic acid, folinic acid, 5 methyl tetrahydrofolate supplementation for mutations that affect epigenesis through the folate and one-carbon cycles. Biomolecules, 12(2), 197.
Roseboom, T. J., Painter, R. C., van Abeelen, A. F., Veenendaal, M. V., & de Rooij, S. R. (2011). Hungry in the womb: what are the consequences? Lessons from the Dutch famine. Maturitas, 70(2), 141-145.
Sholzberg, M., Hillis, C., Crowther, M., & Selby, R. (2025). Diagnostic et prise en charge de la carence en fer chez les femmes. CMAJ, 197(27), E819-E827.
Sun, Y., Yu, X., Teng, Y., & Sun, Y. (2025). Toxic effects of excess vitamins a, B6, and folic acid on the nervous system. Behavioural Neurology, 2025(1), 7888243.
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